27 Avr De mon besoin d’absolu…

Comment peut-on à un moment donné ressentir ce besoin impétueux d’être marquée, fort? Comment peut-on expliquer que l’on puisse avoir envie d’avoir mal à ce point? Au point d’en garder des traces sur notre corps pendant de très nombreux jours. Comment? Je ne me l’explique pas…

Après une semaine riche à Ses côtés les aléas de la vie ont repris leur droit. La santé qui fait défaut et abîme l’image de soi. Le travail qui prend beaucoup de place et d’énergie. Et par ricochets, l’éloignement de ma condition. Comme une fatalité. La culpabilité de ne pas réussir à tout mener de front. De ne pas réussir à rester à ma place même si tout autour de moi me mène ailleurs. Et pourtant l’envie féroce d’y parvenir.  Avoir le sentiment de ne pas mériter mon collier était sûrement le pire. Même si mon Maître me rassurait sur ce point, je ressentais ce besoin de Lui prouver qu’Il ne s’était pas trompé. Je Lui adressai alors la demande d’une séance, pour qu’Il me marque et me ramène à Lui. Demande qu’Il accepta avec plaisir.

Il avait commencé par la petite badine, me frappant légèrement ça et là. Puis tout était allé très vite, les martinets, les multiples en cuir et celui très douloureux en caoutchouc. La cravache sur la croupe, les cuisses, le ventre. Il me félicitait, caressant ma peau de Sa main. Juste de quoi me donner plus de courage pour la suite: la canne en bois de hêtre… Celle qui marque vraiment, qui fait un bruit sourd quand elle s’abat sur mon cul. Les coups tombaient les uns après les autres, je soufflais, je me répétais que je devais tenir, que je voulais qu’Il soit fier de moi. À ce moment j’aurai voulu qu’Il me batte si fort qu’Il me brise, qu’Il aille bien au delà de mes limites. J’aurais voulu le sang, l’extrême, l’impensable. Fantasme de suprême soumission.

« C’est bien Carla, tu as une bonne résistance. Tu sens bien les coups j’espère là? » – « Oui Maître » – « Tu sais que ça me fait bander? »

Il retira Sa ceinture, et après m’avoir cinglée avec, j’entendis le bruit de Son jean se défaire.

« Je vais me branler Carla, en te regardant » – « Oui Maître » soufflais-je dans un soupir. Il se déplaça pour aller se poser sur le lit. Il m’ordonna d’ouvrir mon cul avec mes mains et de Lui présenter ma chatte, juste pour le plaisir de Ses yeux. Il me parlait en même temps qu’Il se branlait, me traitant de vulgaire petite chienne. Il me disait que je devrai bientôt me présenter ainsi face à cet homme, que je devrai rester ainsi offerte pendant qu’Ils savoureraient ce spectacle et avant qu’Il m’ordonne de sucer la queue de cet invité. Ma respiration était saccadée et je ne pouvais m’empêcher de gémir. Cela m’excitait tellement, j’aurais eu envie qu’Il me prenne avec force. Qu’Il me baise comme Sa chose, Son jouet. Mais Il n’en ferait rien, je le savais. Il voulait me dominer pleinement. Dominer mon être en me frustrant et ne me donnant pas le plaisir charnel que j’aurais aimé recevoir de Lui. Puis l’ordre de venir m’agenouiller au pied du lit tomba, je l’entendis se lever et se positionner juste au dessus de moi. Je tirai la langue en bonne petite chienne et reçus Son sperme avec délectation dans ma bouche, sur mon visage et mes seins. Il me retira mon bandeau et me tendit Sa main. Je déposai alors un baiser délicat sur Sa peau, les yeux fermés, le corps maculé de Sa jouissance.

« Merci, Maître ».

Malheureusement, je gâchai ce moment d’éternité lorsqu’Il découvrit la déception que je n’arrivais à réfréner quand je vis la couleur de ma croupe. Je l’avais imaginée rouge vif et striée de bleu. Là où j’y voyais un signe de ne pas avoir été à la hauteur, Lui pensait que je remettais en cause Sa position de Maître. Pourtant, c’était totalement l’inverse. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’Il avait du se retenir de peur que je ne supporte pas la douleur. Et cette pensée me ramenait de nouveau à ce ressenti de ne pas mériter mon statut d’esclave. Excédé par ma réaction Il m’ordonna de retourner en position dans la chambre. Il se saisit alors de Ses badines et me frappa le cul sans relâche. Je sentais le bois s’abattre sur ma peau et la douleur s’insinuer très profondément dans mon muscle. Ses coups étaient durs et forts. Et alors que mon corps passait les limites du raisonnable, je sentais les hématomes se former. Et au fond de moi l’apaisement. L’immense sérénité. Il ne Lui fallu pas plus de quelques minutes pour me marquer de façon spectaculaire. Lorsqu’Il stoppa et m’ordonna de descendre je tentai de Le remercier à la hauteur de ce que je ressentais à cet instant. Tellement fière et heureuse de Lui appartenir. Tellement reconnaissante qu’Il ne soit pas fuyant fasse à ce besoin d’absolu qui parfois s’exprime chez moi. Tellement amoureuse… J’aurais aimé qu’Il ressente toute la dévotion que j’éprouve pour Lui à cet instant même. J’en aurais pleuré de plénitude mais ma dureté naturelle ne me laisse à mon grand regret pas accès aussi facilement aux larmes…

Après cela nous nous couchâmes, je pris position au creux de Ses bras, blottie telle une petite créature fragile, le cul douloureux, bleu et meurtri. Il m’avait mise à nue de la façon la plus intime qui soit. En touchant mon besoin d’absolu. J’aurais aimé me fondre en Lui tant ce moment m’était cher et je ne savais s’Il mesurait à quel point je Lui étais reconnaissante. Je lui chuchotais alors « Merci Maître, je Vous aime ».

Carla, qui passera encore quelques jours à contempler avec admiration l’évolution de Ses marques sur sa peau et à peiner à s’assoir…

Esclave Carla
Esclave Carla
carla.basticx@gmail.com
10 Comments
  • Master06
    Posted at 14:57h, 28 avril Répondre

    Sois fière de ces belles marques et félicitations à ton Maïtre.
    M

    • Esclave Carla
      Esclave Carla
      Posted at 08:39h, 29 avril Répondre

      Bonjour,
      J’en suis très fière oui, merci pour votre commentaire, je transmets vos félicitations à mon Maître.
      Respectueusement,
      Carla

  • olaf
    Posted at 06:36h, 29 avril Répondre

    Bravo, pour cette très belle scène. Effectivement, il y a des moments où l’on a envie d’aller au dela de tout, de toute souffrance. Je vous trouve magnifiques tous les deux. Un jour, j’aimerai vous rencontrer. Fidèle lecteur de ce blog…olaf

    • Esclave Carla
      Esclave Carla
      Posted at 08:40h, 29 avril Répondre

      Bonjour,
      Je vous remercie pour ce commentaire très touchant, merci de me lire et de me suivre.
      Belle journée à vous,
      Carla

  • Anaëlle
    Posted at 17:05h, 07 mai Répondre

    Un mot… waouh !

    Ca faisait longtemps que je n’avais pas ressenti tant de profondeur dans tes écrits et là j’ai tout simplement l’impression de te retrouver.

    Je retrouve cette émotion vibrer en moi en lisant tes mots.

    Émue aussi par ce que tu arrives à exprimer ici. Les aléas de la vie, comme tu le dis, nous éloignent parfois de notre condition alors que nous avons un désir d’appartenance ardent. L’espoir secret que dans ces moments difficiles le Maître ne nous laissera pas nous égarer et qu’il nous ramènera à ses pieds de quelque façon que ce soit.

    Un besoin intense de sentir qu’on lui appartient. Porter ses marques pour nous ramener à Lui, à notre place.

    J’espère que depuis ce post tes soucis de santé se sont améliorés ?

    Mes respects à ton Maître,

    Je t’embrasse,
    Anaëlle

    • Esclave Carla
      Esclave Carla
      Posted at 18:20h, 07 mai Répondre

      Bonjour Anaëlle,
      Merci infiniment pour ce commentaire qui me touche sincèrement. Mes derniers articles sont plus détaillés, je me livre de nouveau davantage depuis ce retour… J’espère que je n’en subirai pas les méfaits comme cela a été à une époque. Je te remercie donc de me transmettre ta satisfaction de lire des écrits tels que celui-ci.
      Quant à mes soucis de santé, ils n’étaient que passagers mais intenses et m’ont rendues inutilisable sur tous les plans pendant quelques temps d’où la difficulté…
      Je t’embrasse également,
      Et tous mes respects à ton Maître,
      Carla

      • Sane
        Posted at 21:12h, 12 mai Répondre

        Le plaisir de lire à nouveau le cheminement intellectuel et émotionnel <3
        C'est, à mon sens, ce qui fait la différence et l'intérêt de votre blog vis-à-vis d'autres.
        J'avais regretté, mais compris, le choix de passer à un récit plus terre à terre; j'espère vraiment que les gens sauront se montrer davantage bienveillant à votre égard, tant votre façon d'écrire permet de comprendre qu'on peut être une personne tout à fait honorable, une belle âme de surcroît, et vivre un BDSM sans honte, plein d'amour et de respect mutuel.

        La lecture est un réel plaisir, une évasion sensorielle; merci à vous deux, énormément !

        • Esclave Carla
          Esclave Carla
          Posted at 08:54h, 13 mai Répondre

          Bonjour,
          Un grand merci à vous pour ce commentaire plus que touchant.
          Lorsque l’on se met à nue ainsi sur la toile il est parfois difficile d’accueillir les réflexions désobligeantes mais aussi le manque de commentaire tout simplement. Parfois j’écris un texte qui me demande beaucoup personnellement et alors que personne ne laisse de trace de son passage et de sa lecture, je ne peux m’empêcher d’être attristée voire davantage…
          Vous souhaitant une bien agréable journée,
          Carla

  • laura
    Posted at 00:58h, 13 mai Répondre

    Vous êtes superbement marquée, quel bonheur de Lui faire honneur je vous comprends c’est vrai que quand les coups de martinet commencent à m’échauffer je ne suis plus pressée que Maître vienne en moi et m’inonde, je sais que plus je m’offre et meilleur cela sera.

    laura
    hyper fière de son N° TSR tout neuf!

    • Esclave Carla
      Esclave Carla
      Posted at 08:58h, 13 mai Répondre

      Merci Laura.
      Belle journée à vous.
      Carla

Post A Comment